
GUILLAUME MARQUET, auteur, mise en scène et jeu
NATHALIE SANDOZ mise en scène
« Il n’y a pas d’idoles. Non. L’idolâtrie est littéraire ou imbécile. Il n’y a que des hommes, et encore… Il y a la vie, et puis la mort. C’est tout. »
Léo Ferré
Parler de Johnny, faire un spectacle sur Johnny, c’est se lancer dans une réflexion aussi longue et complexe que sa carrière.
Pour notre part nous avons voulu retenir un seul aspect. Creuser un seul sillon.
À travers ce spectacle, nous souhaitons questionner la puissance de l’idole. Son emprise sur nos coeurs. Car même si Johnny pouvait entraîner des débats contradictoires sur ses qualités de chanteur, la pertinence de ses prises de position, l’extravagance de ses tenues, il ne laissait personne indifférent.
Les gens qui l’ont vu sur scène ne pourront jamais vous soutenir le contraire.
Il était fascinant, magnétique et venait secouer notre être le plus profond.
Car Johnny était un révélateur. Catalyseur de toutes les folies, il pouvait dynamiter les âmes qu’il touchait.
Tel un Dieu ?
Là est la question.
À la fin du voyage, nous n’en saurons pas forcément plus sur Johnny.
Mais après avoir vu tous ces personnages se livrer, s’abandonner ou même s’oublier, peut-être en saurons-nous un peu plus sur nous-même et sur nos propres idoles. Quelles qu’elles soient.
Ce spectacle ne sera donc ni un biopic ni un hommage à Johnny mais bien plutôt un questionnement.
Sur un triple mode : poétique, burlesque et musical.
Une rêverie, une réflexion pleine d’humour et en même temps profonde sur le rapport à la célébrité, le rapport à l’idolâtrie.
Sur scène, un comédien.
Qui par sa position esseulée nous racontera la nature unique de l’idole et en même temps sa pauvreté.
Car les dieux ne se mélangent pas au commun des mortels.
Ou très rarement.
Et les autres personnages qui auront le droit de citer sur scène nous donneront à voir cette béance. Un comédien seul donc pour nous raconter un homme seul.
Près de lui, peut-être des bouteilles, des serviettes, des enceintes, des câbles, un pied de micro.
Nous ne sommes sans doute pas si loin de l’univers du concert. Et, entre le public et le plateau, deux barrières de sécurité. Comme pour séparer deux mondes.
Barrières dont nous nous en servirons tout au long du spectacle pour raconter le dedans et le dehors, la pluie et le beau temps, le gigantisme du Stade et l’intimité des personnages, les idoles et les idolâtres, les passionnés et les raisonnables, le temps de la folie des autres et le temps de la quête de soi.
Car le spectacle s’inscrira dans une double temporalité. La première, réelle, nous permettra de suivre, à travers le personnage d’un fan, l’attente puis l’annulation du premier concert de Johnny au Stade de France, le 4 septembre 1998.
Tarif normal : 14,50€
Tarif bienfaiteur : 29€ = FILE PRIORITAIRE, PLACE RÉSERVÉE, ACCOMPAGNEMENT À LA PLACE





